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3 jours de plus à Istanbul

Nous vous avions laissés un soir entre AyaSofia (Sainte-Sophie) et Sultanahmet Camii (la mosquée bleue) et sur une note bien positive étalant notre bien-être à Istanbul. Eh bien sachez qu’en y passant trois jours de plus, notre avis n’a pas changé, bien au contraire.

La coupole de Sainte-Sophie avec des restes de fresques byzantines.

La coupole de Sainte-Sophie avec des restes de fresques byzantines.

Le lendemain de cette soirée où nous admirions ces deux symboles de la ville, nous avons décidé d’affronter les foules et d’aller les visiter, en commençant par AyaSofia. Rappelons un petit peu l’histoire de ce bâtiment : d’abord une basilique à l’époque bizantine, elle fut détruite par un incendie puis reconstruite, pour être ensuite convertie en mosquée. C’est dans les années 20 qu’Atatürk décida de convertir l’édifice en musée. A l’intérieur, on assiste donc à un curieux mélange. Bâtie sur une structure en croix, le mirhab — la niche indiquant la direction de la Mecque — est placée, excentrée, dans l’ancien coeur, et surplombée par de gigantesques mosaïques représentant la Vierge et l’Enfant d’une part, et l’archange Gabriel d’autre part. Les religions enfin réconciliées !

Le mirhab, excentré dans l'ancien coeur. Au-dessus, les fameux disques aux écritures arabes.

Le mirhab, excentré dans l'ancien coeur. Au-dessus, les fameux disques aux écritures arabes.

Les murs et les plafonds, autrefois ornés de mosaïques orthodoxes, sont maintenant recouverts de motifs orientaux. On peut également admirer la loge utilisée par le sultan pour assister à la prière, et d’énormes disques portant des inscriptions en Arabe (il faudra qu’on se rensigne plus pour savoir exctement ce qu’elles signifient). Malgré le monde et les crépitements d’appareil photo, on se laisse subjuguer par la majestuosité de l’édifice.

Au sortir de là, et après s’être restaurés en bord de mer, on visite la mosquée bleue. Nous ne nous étendrons pas sur la question : on fait tout un foin de cette mosquée, mais nous l’avons trouvée nettement plus belle depuis l’extérieur, et avons préféré, par exemple, la mosquée neuve ou celle de Suleymane le Magnifique.

Une des mosaïques de Sainte-Sophie : le Christ entouré de l'empereur et de l'impératrice.

Une des mosaïques de Sainte-Sophie : le Christ entouré de l'empereur et de l'impératrice.

Un peu déçus de cette dernière visite, nous décidons de noyer notre chagrin dans les volutes d’un narguilé. Pour ce faire, nous nous trouvons un endroit comme on les aime : sofas plus profonds les uns que les autres, accueil chaleureux, fréquentation locale et grands plateaux de backgammon sont de sortie. On y est tellement bien qu’on y reste 4 heures et qu’on en sort uniquement pour aller manger.

Le lendemain, nous décidons de continuer les visites touristiques par le palais de Topkapi. La aussi, c’est noir de monde, mais on n’est pas déçu. On débouche dans un grand jardin, autour duquel on accède aux différentes pièces du palais : salle de concertation des ministres, dortoirs du personnel, chambres, lieux de prière et librairie. Ce serait perdre mon temps que de le passer à vous décrire les merveilles qu’on peut y voir plutôt que de vous montrer des photos.

La bibliothèque du sultan : on veut les mêmes fauteuils !

La bibliothèque du sultan : on veut les mêmes fauteuils !

La porte de la chambre de circoncision : attention, danger !

La porte de la chambre de circoncision : attention, danger !

Le "petit" jardin du palais : ils étaient pas mal, les sultans !

Le "petit" jardin du palais : ils étaient pas mal, les sultans !

La mosquée de Kalender, avec au fond, le mirhab bien excentré

La mosquée de Kalender, avec au fond, le mirhab bien excentré

Après une petite pause au döner du coin, on continue vers le Grand bazar que nous n’avions aperçu que rapidement. La visite terminée, une seule conclusion s’impose : Carrefour et Auchan n’ont rien invité, tout y était déjà il y a plusieurs siècles. Vous voulez quelque chose ? Vous le trouverez au Grand bazar, et en plus vous aurez un immense choix. Au sortir de ce bazar (dans tous les sens tu terme), on se dirige vers un coin inconnu, proche du quartier intégriste musulman. On y découvre la mosquée Kalender : une ancienne église orthodoxe reconvertie en mosquée, beaucoup plus modeste et sobre que Sainte-Sophie : sur une marge hauteur, les pierres rouges sont nues, et en-dessous les motifs orientaux sont simples. On enchaîne avec la visite de la mosquée de Suleymane le Magnifique et de l’aqueduc : la mosquée est bien plus belle que la mosquée bleue, et seulement occupée par quelques croyants en pleine prière. Max ayant mal au genou, il nous faut une pause (qui ne sera pas malvenue pour moi non plus). Où aller ? Mais au café narguilé pardi ! J’aurais préféré tester une nouvelle adresse, mais pour une fois, je suis presque sans râler.

Notre petit coin à narguilé : admirez la pause vautrée

Notre petit coin à narguilé : admirez la pause vautrée

Le château des 7 tours, le chevalier Maxime de Legendre, et sa damoiselle

Le château des 7 tours, le chevalier Maxime de Legendre, et sa damoiselle

Le lendemain, pour notre dernier jour, nous décidons de visiter un nouveau quartier et prenons le train de banlieue, direction le château aux 7 tours, nom assez prometteur. On arrive et on cherche une mosquée sensée être une ancienne église byzantine, qu’on trouvera fermée. Juste à côté se trouve une église colorée dans laquelle nous entrons : c’est la fin de messe et nous entendons du bruit dans la pièce voisine. Bientôt un homme arrive et nous invite à venir fumer avec lui. Max étant barbouillé, nous refusons et l’homme nous apporte alors bien vite du pain à l’anis. Ahhh, l’accueil turc, on ne s’en lasse pas !

Mais le temps presse, et nous filons donc vers les château aux 7 tours. Il s’agit d’une enceinte fortifiée datant de l’époque byzantine, et récupérée ensuite par les Ottomans. Elle aura servi à garder les bijoux du sultan, puis à emprisonner des chrétiens, et enfin à exécuter le sultan lorsque celui-ci voulu réformer l’armée. Pour nous il s’agit surtout d’une sorte de château fort, dans lequel on se ballade à notre guise, de tour en tour, et qui offre un beau point de vue sur la ville. Attention à la marche cependant : point de balustrade ou de rampe pour les escaliers, c’est assez limite côté sécurité. Ensuite, on suit les fortifications qui entouraient avant la ville de Constantinople, jusqu’à la porte de Topkapi. Après avoir tester une adresse recommandée par le routard qui s’est avérée excellente et très peu chère, il nous faut rentrer pour prendre le ferry en direction de la gare de train, du côté asiatique. Finie l’Europe, Asie, nous voilà !

Edit : pour cause de connexion toujours aussi pourrie, pas plus de photos dans cet article (ni dans les prochains) : on en met plein des que possible !

Edit bis : ça y est, on a une connexion correcte. Voilà donc plein de photos !

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    le Jeudi 18 février 2010 à 8h38
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1 comment to 3 jours de plus à Istanbul

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