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Auto-stop et ville souterraine

La petite excursion à Ilhara s’étant plus que bien passée, nous avons décidé de renouveler l’expérience. Aujourd’hui, je pars donc avec Emma et Henry, direction Mazi. Il s’agit d’une cité souterraine que m’a recommandée Christiane, l’amie suisse rencontrée sur le bateau entre Aktau et Bakou.

"Information" pour la ville souterraine

"Information" pour la ville souterraine

Nous prenons le bus jusqu’à Nevsehir, puis jusqu’à Kaymakali et cherchons notre route pour Mazi. En chemin, notre groupe s’est agrandi puisque Tracy, une Américaine rencontrée dans le bus, nous a rejoint. Tout le monde en ville nous dit qu’il n’y a pas de transport public jusqu’à Mazi et que la ville souterraine est fermée, mais nous persistons, trouvons la route et commençons à marcher. Un dolmus (équivalent turc de la marshutka) refuse de nous prendre sans trop d’explication, puis une camionnette s’arrête et nous fait signe de monter à l’arrière, remplie de bocaux d’olives en tout genre.

Emma, Henry et un temple Romain, pendant la cueillete des champignons

Emma, Henry et un temple Romain, pendant la cueillete des champignons

Arrivés sur place, nous sommes pris en charge par Isan, le guide. On nous donne une lampe chacun, et c’est parti pour l’aventure. Voilà le genre de visite que vous n’aimeriez pas faire sans guide. Il s’agit d’un véritable labyrinthe de galeries, réparties sur 9 étages. Isan s’amuse comme un petit fou avec les trucs du fantôme et des mains qui surgissent de nulle part pour vous taper sur l’épaule. Et nous, on s’amuse tellement qu’à la sortie, on en redemande. “OK, alors on va voir la deuxième ville souterraine”. Celle-ci est encore plus grande que la première, avec des tunnels encore plus petit, et des cachettes de partout, pour le plus grand plaisir d’Isan — et le nôtre aussi, il faut bien le dire.
A la sortie, le temps d’un petit chaï et d’une démonstration de backgammon, on est parti pour la visite du cimetière, et surtout pour la cueillette de champignons, qui se révèle être un succès. Nous retournons donc au bureau d’Isan où ce dernier nous prépare un petit plat turc dont il a le secret (il aurait cuisiner dans un resto accueillant François Miterrand à Istanbul). Repus, il est temps de songer à rejoindre nos pénates. Mais pour rentrer, nous décidons de prendre une deuxième route, histoire de découvrir de nouveaux endroits.

Ca, c'est Mustafapasa
Ca, c’est Mustafapasa

Notre premier objectif est le village de Mustafapasa, ancienne cité grecque. Alors que nous marchons depuis quelques minutes sur une route presque déserte, un camion s’arrête. On se tasse à 5 (en comptant le chauffeur) dans la cabine et c’est parti. Sauf qu’au bout d’un moment, le chauffeur décide de prendre une petite piste de terre. On lui explique que nous allons à Mustafapasa t il nous fait signe de ne pas nous inquiéter, jusqu’à éteindre son moteur alors que nous sommes arrivés au milieu d’un champ de patates. Là-dessus, 2 potes à lui prennent le relais et nous conduisent en pick-up via des pistes douteuses, jusqu’à retrouver la route, sur laquelle ils nous déposent. “Mustafapasa, c’est 15km par-là !”. Nous entrons dans un petit village, demandons de l’aide à une camionnette qui vient d’allumer son moteur, qui nous redirige chez le boulanger. Nous nous installons tous dans le container du fourgon du boulanger et entamons la route vers Mustafapasa. C’est le moment d’une petite parenthèse pour vous dire qu’être trimballé en aveugle dans une camionnette brinquebalante, ça donne la nausée. Mais peu importe, nous arrivons à Mustafapasa sans être malade.

LA photo freestyle sur le tracteur : à une main c'est pas facile !

LA photo freestyle sur le tracteur : à une main c'est pas facile !

Après une petite visite, nous marchons vers la sortie du village mais apprenons que le prochain bus n’est que dans une heure. Nous poursuivons donc jusqu’à la route principale, où nous sommes pris en charge par un tracteur. Cette petite expérience nous permet de constater que 5 personnes sur un tracteur, ça tient, mais que 6 ça ne tient sans doute pas.
Nous arrivons alors à ürgüp, où l’on nous apprend que nous avons une demie heure à tuer avant le prochain bus. Nous décidons alors de la tuer en avançant sur la route en essayant d’être pris en stop, ce qui fonctionne — mais difficilement — et nous permet d’être déposés à 2km de Göreme : une petite marche apéritive après toutes ces aventures !!

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