( ‹ Visite de Vardzia et passage en Turquie    Ani › Kars A défaut de neige, comme dans le roman d’Orhan Pamuk, je suis arrivé à Kars sous la pluie et n’ai presque pas vu le soleil de mes 2 jour | onvousemmene

Kars

A défaut de neige, comme dans le roman d’Orhan Pamuk, je suis arrivé à Kars sous la pluie et n’ai presque pas vu le soleil de mes 2 jours et demi passés ici, aussi ma visite de la ville a été assez réduite, comme vous allez le voir. Mais d’abord un peu d’histoire : je vous passe tout le baratin sur la préhistoire et tout ça pour vous expliquer directement pourquoi Kars et la région est un bon mélange des cultures. Au début de notre ère, les lieux étaient occupés par des chrétiens, dont descendent les Arméniens, qui ont laissé entre autres, les fabuleuses ruines d’Ani ; ce n’est que vers le début du deuxième millénaire que la région est passée sous le règne musulman, conduisant à la reconversion de plusieurs églises en mosquées ; et vers la fin du 18e siècle, et jusqu’en 1920, la région a été occupée par les Russes, qui y ont laissé quelques églises, reconverties elles aussi en mosquées. Vous avez suivi ?

Eglise russe

Eglise russe

A part la visite de la citadelle et de ses alentours que j’ai effectuée sur la recommandation d’un touriste rencontré en Géorgie, j’ai parcouru les rues de la “ville-frontière” essentiellement avec le roman de Pamuk dans la tête. Ceux qui n’ont pas lu le bouquin vont s’embêter à partir de là, mais vous pouvez patienter jusqu’à demain pour avoir la partie sur ma visite des ruines d’Ani, photos à l’appui.

La citadelle de Kars

La citadelle de Kars

Je disais donc qu’avec “Neige” dans la tête, je me suis promené au hasard dans la ville — ce qui  n’est pas tout à fait vrai puisque je cherchai également à changer mes laris en liras, ce que je n’ai pas réussi à faire. J’ai d’abord remarqué qu’il  y a maintenant plusieurs feux rouge à Kars (mais pas beaucoup plus que 2 ou 3), et j’ai été étonné que jamais Pamuk ne mentionne pas la citadelle, pourtant visible depuis presque  n’importe où en ville. Je n’ai pas visité l’hôtel Karavas, pas plus que je n’y ai dormi (c’est un 3 étoiles, maintenant), et je n’ai pas été manger de pâtisserie à la fameuse pâtisserie (dont j’ai déjà oublié le nom).

En revanche, j’ai eu un bon aperçu de la base militaire, construite par les Russes, et maintenant utilisée par les Turcs. Elle sépare un peu la ville en 2 : d’un côté le centre branché, avec les boutiques chics et les banques ; de l’autre, des vieux bâtiments décrépis bordant des rues presque désertes, qui mènent à la gare. Et en quittant la ville en train, j’ai pu apercevoir les fameux quartiers de “gecekondus” évoqués dans le livre. Bordant la voie ferrée, il s’agit de petites bâtisses en parpaings, faites de bric et de broc, autour desquelles traînent toute sorte d’objets de récup.

Ancien hammam

Ancien hammam

Rien d’exceptionnel donc dans cette ville de Kars, mais grâce au roman de Pamuk, j’ai presque pu sentir la poésie qui émanait des bâtiments et de leurs occupants, ce qui, malgré la pluie, a rendu mon séjour à Kars plutôt agréable.

Be Sociable, Share!

Leave a Reply

  

  

  

You can use these HTML tags

<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>